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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 01:46
Alors voilà... pour ceux qui ne le savent pas  j allaite mon bébé qui à maintenant 2 mois et demi...
j allaite à la demande
Sans rien vous cacher les debuts on été difficiles voir même un peu douloureux... mais un peu de patience et de resistances et tout c'est mis a rouler...
Apres en avoir maintes fois discuter avec ma soeurette  j ai decider de poster cet article ...
Qui sera pardonnez moi un peu... en vrac... car pas vraiment de temps...

Donc voilà pour moi tout a commencer au cour de prepa à l accouchement ou une question à été poser et m'à choqué par la maniere sérieuse et grave du ton sur la quelle elle à ete posé...
Avez vous décidé d allaiter ou non votre enfant...

Et oui... ça ne m avais pas vraiment traverser l esprit qu il y avais des femmes qui volontairement refusaient d allaité son enfant...
Pourquoi donc...
On me repond a cause des contrainte que cela impose...
ha... quoi comme?
Pour moi la contrainte serai de me lever a 4hrs du matin pour laver steriliser et preparer un biberon de lait de vache "maternisé" à mon fils...
Quand c'est si simple de porté son enfant au sein...

Peur d abimé son corps?
Sachant que le fait que l enfant téte provoque des contractions pour que le corps apres l accouchement se remette en place plus vite et plus facilement...

Par pudeur? car montrer son sein en public est genant pour certaine... je comprend mais dans ce cas les tire lait sont là... c'est ue petite pompe qui tire le lait et remplis le biberon de lait ... MATERNEL

Et puis pourquoi courir en grande surface ou pharmacie depenser ses sous pour quelque chose que notre corp fabrique et qui est tout à fait adapter à notre enfant???

Alors voilà je tien à precisez que un bon nombre de ce qui va suivre n'est pas de moi mais piocher dans le beau monde qu'est internet...

Pourquoi je fais cet article?
Parce que! sourire... un bon nombre de femmes prive volontairement leur enfant de la chose qui leur ai la plus essentiel juste a cause d un manque cruel d information...
Alors j essaie d informer... tout simplement!

L'incroyable richesse de l'allaitement maternel

La composition du lait des différents mammifères montre des divergences très importantes. Comme chaque lait, le lait humain est spécifique à notre espèce. C'est un liquide biologique, parfaitement adapté aux besoins du bébé. Les préparations pour nourrissons industrielles présentent de grandes différences avec le lait maternel dont la supériorité est absolue et s'en démarquent nettement.
L'allaitement maternel est à considérer comme le premier et le plus naturel des alicaments. Il est un vaccin naturel non injectable mais d'administration orale, partout et toujours disponible, capable de sauver gratuitement chaque année 1 million d'enfants ou plus, sans risque, et sans nécessité de stockage ni de conservation au froid. Si un tel vaccin existait sur le marché, quel pays n'en ferait pas une impérieuse exigence de santé publique ?

Des publications scientifiques de plus en plus nombreuses démontrent l'incroyable richesse du lait maternel qui procure de nombreux bénéfices aux enfants et à leurs mères, mais aussi aux sociétés et à l'environnement. Ces avantages concernent en premier lieu la santé des enfants, mais ils sont aussi d'ordre nutritionnels, immunologiques, développementaux, psychologiques, sociaux, économiques et environnementaux.
Des études épidémiologiques effectuées aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et dans d'autres pays occidentaux et du monde, au sein de populations de milieu socio-économique le plus souvent moyen, montrent que l'allaitement induit une baisse significative de la prévalence de nombreuses maladies aiguës et chroniques en étant le seul à offrir une foultitude d'avantages pour les enfants, sur le plan immunologique, mais aussi en raison de sa composition biochimique inégalée et de son mode d'administration privilégié.
D'autres études démontrent aussi l'intérêt de l'allaitement maternel sur la santé à long terme des mères, notamment pour l'ostéoporose et les cancers féminins.




QUELQUES MYTHES SUR L'ALLAITEMENT

1. Beaucoup de femmes ne produisent pas assez de lait. C'est faux !
La grande majorité des femmes produisent plus de lait que nécessaire. La plupart des bébés qui grossissent lentement ou qui perdent du poids le font non pas parce que la mère ne produit pas assez de lait, mais parce que l'enfant n'arrive pas à le boire. La raison la plus fréquente en est que le bébé ne prend pas le sein correctement. C'est pourquoi il est si important que quelqu'un de compétent montre à la mère dès le premier jour comment placer son enfant correctement au sein.

2. Il est normal que l'allaitement fasse mal. C'est faux !
Bien qu'une certaine sensibilité soit relativement fréquente pendant les quelques premiers jours, cela ne doit pas durer et surtout ne doit pas être au point que la mère appréhende le moment de la tétée. Toute douleur pénible est anormale et est presque toujours due à une mauvaise position du bébé au sein. Il ne faudrait jamais négliger une douleur au sein qui ne s'améliorerait pas au bout de 3 à 4 jours ou durerait plus de 5 ou 6 jours. Une réapparition des douleurs après une période d'accalmie peut être due à une candidose sur les mamelons. Limiter le temps d'allaitement n'empêche pas l'irritation d'apparaître.

3. Il n'y a pas ou pas assez de lait pendant les 3 ou 4 premiers jours qui suivent la naissance. C'est faux !
On a souvent cette impression parce que le bébé ne prend pas le sein correctement et par conséquent ne boit pas assez de lait. Quand la quantité devient plus abondante, à la montée de lait, même si le bébé ne tête pas correctement, il peut quand même prendre assez de lait. Mais pendant les premiers jours, le bébé qui ne tête pas correctement n'a pas de lait. C'est ce qui entraîne des réflexions du genre : " il est resté au sein plus de deux heures et pourtant il avait encore faim quand je l'ai retiré. " S'il ne tête pas correctement, le bébé est incapable de boire le premier lait de la mère que l'on appelle le colostrum. Toute personne qui vous suggère de tirer votre lait pour savoir quelle quantité de colostrum vous produisez ne comprend rien à l'allaitement, ignorez-le poliment.

4. Un bébé doit rester au sein 20 ou 10 ou 15 ou 7 ou 6 minutes de chaque côté. C'est faux !
Cependant on doit faire une distinction entre "être au sein" et "téter". Si un bébé tête vraiment pendant plus de 15 à 20 minutes du premier côté, il se peut qu'il n'ait aucune envie de prendre le deuxième sein. S'il ne boit qu'une minute au premier sein, puis qu'il commence à mâchouiller ou qu'il s'endort, puis recommence de l'autre côté, il ne prendra jamais assez de lait, quelque soit le temps que dure la tétée. Le bébé tétera mieux et plus longtemps s'il prend le sein correctement. Il peut aussi être aidé à téter plus longtemps si la mère presse le sein pour que le lait continue à s'écouler, quand le bébé n'avale plus de lui-même. Il est évident que l'idée reçue selon laquelle " le bébé boit 90 du lait dans le 10 premières minutes de tétée " est également complètement fausse.

5. Un bébé allaité a besoin de compléments d'eau par temps chaud. C'est faux !
Le lait maternel contient toute l'eau dont le bébé a besoin.

6. Les bébés allaités ont besoin de compléments en vitamine D. C'est faux !
A l'exception de cas très particuliers ( par exemple si la mère a souffert de déficience en vitamine D pendant la grossesse ). Le bébé stocke la vitamine D pendant la grossesse. il lui suffit après la naissance d'être régulièrement sorti dehors pour recevoir toute la vitamine D dont il a besoin.

7. La mère doit laver ses mamelons avant chaque tétée. C'est faux !
L'alimentation au lait artificiel exige une très grande propreté parce que non seulement ce lait ne protège pas le bébé contre les infections, mais en plus c'est un bon terrain de développement des bactéries et il peut aussi être facilement contaminé. Par contre, le lait maternel protège l'enfant contre les infections. Se laver les mamelons avant chaque tétée rend l'allaitement inutilement compliqué et en plus retire les huiles protectrices qui les protègent naturellement.

8. Tirer le lait est une bonne manière de savoir quelle quantité de lait la mère produit. C'est faux !
La quantité de lait qui peut être tirée dépend de nombreux facteurs, y compris le degré de stress de la mère. Le bébé qui tête correctement peut obtenir bien plus de lait que sa mère ne peut en tirer. Tirer le lait peut seulement vous aider à savoir quelle quantité de lait vous pouvez tirer.

9. Le lait maternel ne contient pas assez de fer pour répondre aux besoins du bébé. C'est faux !
Le lait maternel contient juste ce qu'il faut de fer pour le bébé. Si le bébé est né à terme il recevra assez de fer du lait
maternel pour répondre à ses besoins jusqu'à l'âge de six mois. Les laits artificiels contiennent bien trop de fer, mais cela est nécessaire pour être sûr que le bébé en absorbe assez pour éviter une déficience en fer. Le fer des laits artificiels est mal absorbé et le bébé en rejette la plus grande part. La plupart du temps il est inutile de compléter l'alimentation au lait maternel par d'autres aliments jusqu'à l'âge de six mois.

10. Il est plus facile de donner le biberon que d'allaiter. C'est faux !
Ou plutôt cela devrait être faux. Cependant l'allaitement est souvent rendu difficile par le fait que beaucoup de femmes ne reçoivent pas l'aide dont elles auraient besoin pour bien démarrer l'allaitement. Un mauvais démarrage
peut évidemment rendre l'allaitement difficile. Mais on peut aussi surmonter les difficultés d'un mauvais démarrage. L'allaitement est souvent plus difficile au début à cause d'un mauvais démarrage mais généralement il devient plus facile par la suite.

11. L'allaitement rend la mère dépendante. C'est faux !
Mais cela dépend de la façon dont vous l'envisagez. Un bébé peut être allaité n'importe où, n'importe quand, et c'est en cela que l'allaitement libère la mère. Pas besoin de traîner avec soi des biberons et des boites de lait. Pas besoin
de trouver un endroit où faire chauffer le lait. Pas besoin de s'inquiéter pour la contraception. Pas besoin de se demander comment va votre bébé, puisqu'il est avec vous.

12. Il n'y a aucun moyen de savoir quelle quantité de lait boit le bébé. C'est faux !
Il n'existe pas de moyen facile de mesurer la quantité exacte de lait que boit le bébé, mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas savoir s'il en boit assez ou pas. Le meilleur moyen de savoir est de s'assurer que le bébé déglutit bien pendant plusieurs minutes à chaque tétée. D'autres moyens permettent aussi de savoir si le bébé boit assez de
lait.

13. Les laits artificiels actuels sont presque identiques au lait maternel. C'est faux !
La même affirmation a été faite en 1900 et même avant. Les laits actuels ne ressemblent au lait maternel qu'en apparence seulement. La moindre correction apportée à une déficience du lait artificiel est l'occasion d'en faire une publicité qui en vante le progrès. En fait ce ne sont que de mauvaises imitations faites d'après des études dépassées et incomplètes sur la nature du lait maternel. Les laits artificiels ne contiennent ni anticorps, ni cellules vivantes, ni enzymes, ni hormones. Ils contiennent beaucoup plus d'aluminium, de manganèse, de cadmium et de fer que le lait maternel. Ils contiennent beaucoup plus de protéines que le lait maternel. Les protéines et les matières grasses contenues dans les laits artificiels sont fondamentalement différentes de celles contenues dans le lait maternel. Les laits artificiels ne changent pas au cours de la tétée, ni entre le ler, le 7ème, et le 30ème jour d'allaitement. Ils ne
varient pas d'une femme à l'autre, d'un bébé à l'autre... Votre lait est adapté aux besoins de votre bébé. Les laits artificiels sont conçus pour tous les bébés, donc en fait pour aucun d'entre eux en particulier. Les laits artificiels réussissent seulement à bien faire grandir les bébés, en général ; mais l'allaitement c'est bien plus que de faire grossir un bébé rapidement.

14. Si la mère est atteinte d'une infection, elle doit arrêter l'allaitement. C'est faux !
A l'exception de quelques cas très très rares, le bébé sera protégé si sa mère continue à l'allaiter. Au moment où la mère est fiévreuse, ou tousse, ou vomit, ou a la diarrhée ou des éruptions, etc, elle a déjà transmis l'infection à son bébé, étant donné qu'elle avait déjà l'infection plusieurs jours avant de se rendre compte qu'elle était malade. La meilleure protection pour éviter à l'enfant d'être contaminé par l'infection est qu'il continue à être allaité par sa mère. Si le bébé tombe malade, les réactions seront moins fortes s'il continue à être allaité. Il se peut que ce soit le bébé qui ait transmis l'infection à la mère, mais il n'aura pas montré de signes de maladie parce qu'il était allaité. Par ailleurs, les infections au sein, y compris les abcès, bien que cela soit douloureux ne sont pas des raisons pour arrêter l'allaitement. En effet, l'infection est susceptible de disparaître plus rapidement si la mère continue à allaiter du côté infecté.

15. Si le bébé vomit ou qu'il a la diarrhée, la mère doit arrêter l'allaitement. C'est faux !
Le meilleur remède aux douleurs d'intestin du bébé est l'allaitement. Arrêtez de donner d'autres aliments pendant un
court moment, mais continuez d'allaiter. Le lait maternel est le seul liquide dont votre bébé ait besoin quand il a la diarrhée et/ou qu'il vomit, sauf circonstances exceptionnelles. L'incitation à donner des " solutions de réhydratation par voie orale " n'est qu'une manipulation des laboratoires de lait artificiel ( et de solution de réhydratation ) pour se faire encore plus d'argent. Le bébé est rassuré par l'allaitement et la maman est rassurée par le fait d'allaiter son bébé.

16. Si la mère prend des médicaments, elle ne doit pas allaiter. C'est faux!
Il y a très peu de médicaments que la mère ne puisse pas prendre en toute sécurité pendant qu'elle allaite. Une très petite quantité de substances médicinales apparaît dans le lait , mais la plupart du temps tellement peu qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Si un médicament est vraiment contre-indiqué, il existe généralement un autre traitement aussi efficace qui peut être pris sans danger. La perte des avantages que l'allaitement apporte à la m ère et à l'enfant doit être pris en considération quand on pèse le pour et le contre pour savoir s'il faut continuer l'allaitement.

Feuillet n°11. Some Breastfeeding Myths. Révisé en janvier 1998
D' Jack Newman - Pédiatre - Responsable d'une consultation de lactation - Toronto - Canada


D'AUTRES MYTHES SUR L'ALLAITEMENT

1. Une mère qui allaite doit faire très attention à ce qu'elle mange. C'est faux !
Une mère qui allaite doit essayer d'avoir une alimentation équilibrée, mais rien ne l'oblige à manger certains aliments ou à en éviter d'autres. Une mère qui allaite n'a pas à boire du lait pour produire du lait. Une mère qui allaite n'a pas à éviter les aliments épicés, l'ail, le chou ou l'alcool. Une mère qui allaite doit avoir une alimentation normale et saine. Bien que dans certains cas le bébé puisse être dérangé par un aliment que sa mère a mangé, c'est inhabituel. La plupart du temps, les problèmes de "coliques ", de "gaz" et de pleurs trouvent une meilleure solution dans une modification de l'allaitement que dans un changement d'alimentation de la mère.

2. Une mère qui allaite doit manger plus pour produire plus de lait. C'est faux !
Même les femmes qui ont une alimentation très pauvre en calories produisent assez de lait, au moins jusqu'à ce que la prise de calories deviennent critiquement faible au bout d'une période prolongée. Généralement, le bébé prend ce dont il a besoin. Certaines femmes dans l'obligation de manger peu pendant quelques jours craignent que cela ait des
conséquences sur la qualité de leur lait. Il n'y aucune crainte à avoir. De telles modifications n'auront aucune incidence sur la quantité ou la qualité du lait. On dit généralement que les femmes doivent consommer 500 calories supplémentaires par jour pour pouvoir allaiter. Cela n'est pas vrai. Un certain nombre de femmes mangent plus quand elles allaitent, mais d'autres non, et certaines mêmes mangent moins, sans que cela ait de conséquences sur la santé de mère, celle de l'enfant ou sur la production de lait. La mère doit manger de façon équilibrée en se fiant à son appétit. Les règles alimentaires ne font que compliquer l'allaitement inutilement.

3. Une mère qui allaite doit boire beaucoup. C'est faux !
La mère doit boire en fonction de sa soif. Certaines mères ont soif tout le temps, mais beaucoup d'autres ne boivent pas plus que d'habitude. Le corps de la mère sait si elle besoin de plus de liquides et le lui dit en lui faisant ressentir la soif. Ne croyez pas qu'il soit obligatoire de boire tant de verres par jour. Tout cela ne fait que compliquer l'allaitement inutilement.

4. Une mère qui fume ferait mieux de ne pas allaiter. C'est faux !
Une mère qui n'arrive pas à arrêter de fumer doit quand même allaiter. Il a été montré que l'allaitement réduisait les effets négatifs du tabac sur les poumons du bébé par exemple. L'allaitement est bon pour la santé de la mère et du bébé. Il vaudrait mieux que la mère ne fume pas, mais si elle ne peut pas arrêter ou même réduire sa consommation de tabac, il vaut mieux fumer et allaiter que fumer et ne pas allaiter.

5. Une mère ne devrait pas boire d'alcool pendant l'allaitement. C'est faux!
Une consommation raisonnable d'alcool n'est pas du tout à déconseiller. Comme c'est le cas pour les médicaments, une très faible quantité d'alcool passe dans le lait. La mère peut boire un peu d'alcool et continuer à allaiter comme elle le fait normalement. Interdire l'alcool c'est encore une façon de rendre la vie inutilement contraignante aux mères qui allaitent.

6. Une mère dont les mamelons saignent ne devrait pas allaiter son bébé. C'est faux !
Bien que le sang fasse plus cracher l'enfant et que l'on puisse en retrouver dans les selles, ce n'est pas une raison pour arrêter d'allaiter. Des mamelons douloureux et qui saignent, ce n'est pas pire que des mamelons douloureux qui ne saignent pas. Le problème, c'est la douleur que ressent la mère. Et cette douleur peut souvent être considérablement atténuée. Faites-vous aider. Parfois du sang sort des mamelons sans que le sein soit abîmé. Cela se produit le plus souvent au début de l'allaitement, peu de temps après la naissance, et se résorbe en quelques jours. La mère doit allaiter ! Si le saignement ne s'arrête pas, il est nécessaire d'en chercher la cause, mais la mère doit continuer d'allaiter.

5. Une mère qui a subit une opération chirurgicale pour faire augmenter le volume de ses seins ne peut pas allaiter. C'est faux ! La plupart y arrivent très bien. Rien n'a montré que l'allaitement avec des implants en sillicone était dangereux pour l'enfant. Parfois l'opération est faite au niveau de l'aréole. Ces femmes rencontrent les mêmes problèmes de production de lait que toute autre femme ayant subit une opération à ce niveau.

8. Une femme qui a subit une opération chirurgicale pour faire diminuer le volume de ses seins ne peut pas allaiter. C'est faux ! La réduction des seins entraîne une diminution de la capacité à produire du lait mais étant donné que beaucoup de femmes produisent plus de lait que nécessaire, les femmes qui ont subit ce type d'opération réussissent parfois très bien à nourrir leur enfant au sein exclusivement. Dans de tels cas, il faut suivre le démarrage de l'allaitement avec une attention particulière. Si, malgré tout, la mère semble ne pas produire assez de lait, elle peut quand même continuer à allaiter tout en donnant des compléments à son bébé avec un dispositif d'aide à l'allaitement ( pour éviter la confusion sein tétine ).

9. Les bébés prématurés doivent d'abord apprendre à boire au biberon avant de commencer à téter au sein. C'est faux ! Les bébés prématurés sont moins perturbés par la tétée au sein que par le biberon. Un bébé ne pesant que 1200 g ou même moins peut être mis au sein dès que son état s'est stabilisé, même s'il ne prend pas le mamelon pendant plusieurs semaines. Ainsi il s'y habitue et il est tenu dans les bras ce qui est important pour son état de santé et celui de sa mère. En fait, peu importe le poids ou l'âge gestationnel à partir du moment où l'enfant est prêt à téter, c'est à dire à partir du moment où il fait des mouvements de succion. Il n'y a pas plus de raisons de donner un biberon à un bébé prématuré qu'à un bébé né à terme. Quand il est vraiment nécessaire de donner des compléments il existe
d'autres moyens que le biberon.

10. Les bébés présentant un fente labiale et/ou palatine ne peuvent pas être allaités. C'est faux !
Certains arrivent très bien à téter. Ceux qui n'ont qu'une fente labiale réussissent généralement bien. Mais beaucoup
n'arrivent pas à prendre le mamelon. Cependant si on n'essaye pas l'allaitement, ça ne marchera évidemment jamais. La capacité de ces bébés à téter ne dépend pas toujours de la gravité de la fente. Il faut essayer de commencer l'allaitement autant que possible selon les principes d'une bonne mise en route de la lactation. Si le bébé n'arrive pas à saisir le mamelon, il vaudrait mieux le nourrir avec une tasse plutôt qu'avec un biberon. Nourrir avec le doigt les bébés présentant une fente labiale et palatine peut parfois être efficace mais pas toujours.

11. Les femmes qui ont des petits seins produisent moins de lait que celles qui ont de gros seins. Absurde !

12. L'allaitement n'est pas une méthode contraceptive. C'est faux !
Ce n'est pas une méthode infaillible, mais aucune méthode ne l'est. En fait l'allaitement n'est pas une mauvaise méthode pour espacer les naissances, et permet d'obtenir une bonne protection dans les six premiers mois qui suivent la naissance. Mais cette protection n'est fiable que si l'enfant est nourri exclusivement au sein, si les tétées sont relativement fréquentes ( 6 à 8 au moins par 24 heures ), s'il n'y a pas de longues périodes pendant lesquelles
le bébé ne tète pas et si la mère n'a pas encore eu son retour de couches. Au bout de six mois, la protection est moins grande, mais elle existe encore, et en moyenne les femmes qui allaitent encore leur enfant au bout de deux ans, auront un bébé tous les deux ou trois ans même si elles ne prennent aucun moyen de contraception.

13. Les femmes qui allaitent ne peuvent pas prendre la pilule. C'est faux !
Le problème n'est pas l'exposition du bébé aux hormones féminines puisque de toute façon il en reçoit à travers l'allaitement. Le bébé en reçoit simplement un tout petit peu plus en cas de prise de la pilule. Cependant beaucoup de femmes qui prennent la pilule, même la mini-dosée, constatent une baisse de leur lactation. Les oestrogènes contenus dans la pilule entraînent une diminution de la production lactée. Etant donné que beaucoup de femmes produisent plus de lait que nécessaire, cela n'a souvent aucune conséquence, mais cela peut en avoir. Le bébé devient alors grognon et n'est pas comblé par la tétée. Les bébés réagissent au "flot de lait" qu'ils reçoivent, pas à la quantité que produit le sein. Et si tout à coup ce flot diminue, même si le sein produit toujours assez de lait pour nourrir l'enfant, cela suffit à le rendre grognon. L'arrêt de la pilule suffit souvent à remettre les choses en place. Dans la mesure du possible, les femmes qui allaitent devraient éviter de prendre la pilule jusqu'à ce que l'enfant commence à manger autre chose, généralement vers trois ou quatre mois. Même si l'enfant est plus grand, la production de lait peut diminuer de façon significative. Si la pilule doit être prise, choisir une pilule sans oestrogènes (uniquement à base de progestérone).

14. Les bébés allaités ont besoin d'autres laits à partir de six mois. C'est faux !
Le lait maternel apporte au bébé tout ce que lui apporteraient d'autres laits avec des choses en plus. Les bébés de plus de six mois commencent à prendre des solides uniquement pour apprendre à manger et pour recevoir du fer d'une autre source alimentaire car au bout de 7 à 9 mois le lait maternel ne leur en apporte plus assez. . Par conséquent le lait de vache ou le lait industriel ne sont pas nécessaires tant que le bébé est allaité. Cependant si la maman désire donner du lait à son bébé après six mois, il n'y aucune raison pour qu'elle ne puisse pas lui donner du lait de vache, à condition qu'elle l'allaite encore quelques fois par jour et lui donne une alimentation variée en quantité suffisamment importante. La plupart des bébés de plus de six mois qui n'ont jamais pris de lait
industriel jusqu'alors le refuseront à cause du goût.


Feuillet n°12. More Breastfeeding Myths. Révisé en janvier 1998 Dr Jack Newman - Pédiatre - Responsable d'une consultation de lactation - Toronto - Canada



TOUJOURS DES MYTHES SUR L'ALLAITEMENT

1. Une mère allaitante ne doit pas nourrir son bébé après avoir passé des examens radiographiques (rayons X). Faux !
Les radiographies courantes, celles qui sont les plus souvent pratiquées, comme par exemple, une radiographie des poumons, des dents ou du crâne, ne posent absolument aucun problème, et la mère peut allaiter son bébé comme d'habitude. Tout examen radiographique qui n'utilise pas de substances radioactives peut être subi par la mère sans qu'elle soit obligée d'arrêter l'allaitement, même pour une seule tétée. Donc une urographie, une angiographie, une phlébographie, une myélographie, une tomodensitrométrie…ne nécessitent aucune précaution.
Et les examens utilisant une substance radioactive ? Il est vrai que le bébé recevra une toute petite quantité de substance radioactive. Mais il faut se souvenir que ces mêmes examens sont souvent pratiqués chez l'enfant, même tout petit, et le bébé reçoit beaucoup plus de produit radioactif lorsqu'il subit un de ces examens lui-même. Donc, compte tenu des risques de l'alimentation au lait industriel, il est préférable que la mère continue à allaiter sans interruption. L'exception à cette règle est une scintigraphie de la thyroïde à l'iode 131. Cet examen doit être évité
autant que possible chez la mère allaitante, car elle ne pourra pas continuer l'allaitement après l'avoir subie. Il y a beaucoup de façons d'évaluer la fonction de la thyroïde, et ce type de scintigraphie thyroïdienne n'en est qu'une. Le plus souvent, on peut s'en passer, ou, pour le moins, la retarder de plusieurs mois.

2. Le lait peut se tarir " juste comme ça ". Faux !
Cela peut éventuellement arriver, mais c'est très rare. En dehors de légères variations en fonction du moment de la journée, le volume de la sécrétion lactée change peu. Certaines situations peuvent donner à penser à la mère que sa sécrétion lactée a brusquement baissé : Le bébé réclame plus souvent ; c'est ce qu'on appelle une " poussée de
croissance ". S'il semble ne pas avoir assez de lait, quelques jours de tétées plus fréquentes ramèneront les choses à la normale. Essayer la compression du sein pendant que le bébé tète (voir feuillet n°15) Le comportement du bébé est différent. Vers 5 à 6 semaines environ, certains bébés s'endorment au sein ou s'agitent et pleurent lorsque le flot de lait diminue. Le lait n'a pas disparu, c'est le bébé qui a changé. Essayer de comprimer le sein pour permettre au bébé d'obtenir plus de lait Les seins de la mère sont plus souples et semblent moins " pleins ". C'est une évolution normale après quelques semaines d'allaitement ; la mère n'a plus les seins engorgés, voire même pleins. Tant que le bébé avale du lait pendant la tétée, il est inutile de se faire du souci (voir feuillet n°4 : comment savoir que le bébé reçoit assez de lait). Le bébé tète mal. Cela est souvent dû au fait qu'il a reçu des biberons, ou qu'on lui donne une sucette ; il a appris un mode de succion inadéquat au sein.

La prise d'une pilule anticonceptionnelle peut abaisser la sécrétion lactée. En pareil cas, arrêter la pilule, ou essayer une pilule contenant uniquement un progestatif.

Si le bébé ne reçoit réellement pas assez de lait, la mère devra demander de l'aide, et non introduire des biberons de complément qui ne feront qu'empirer les choses. Si des compléments sont indispensables, le bébé peut les recevoir à l'aide d'un DAL pendant la tétée ; cela n'interfère pas avec l'allaitement. Donner des compléments de lait industriel est cependant le dernier recours. Essayer de comprimer le sein pendant la tétée.

3. Les médecins s'y connaissent en matière d'allaitement. Faux !
Bien sûr, il y a des exceptions. Toutefois, dans les pays occidentaux, très peu de médecins ont appris quoi que ce soit sur l'allaitement pendant leurs études. Encore moins ont appris ensuite comment aider pratiquement une mère à bien
démarrer son allaitement, puis à le poursuivre dans des conditions optimales. L'essentiel de l'information qu'obtiennent les médecins en exercice en matière d'alimentation infantile provient des fabricants de lait industriel (représentants de commerce et publicités).

4. Les pédiatres, au moins, s'y connaissent en matière d'allaitement. Faux !
Bien sûr, il y a des exceptions. Toutefois, pendant leurs études ils ont reçu le même enseignement sur l'allaitement que les généralistes (à savoir généralement aucun), et pendant leur spécialisation la plupart n'ont rien appris sur l'allaitement ; le peu qu'ils auront éventuellement entendu ici et là sera généralement faux. Pour de nombreux pédiatres, l'allaitement est souvent " un obstacle à des soins de bonne qualité " lorsqu'un nourrisson est hospitalisé.

5. La littérature et les échantillons de lait distribués par les fabricants de lait industriel n'ont aucun impact sur la durée de l'allaitement. Ah bon ? Alors pourquoi les fabricants de lait industriel se donnent-ils autant de mal pour distribuer aux mères leurs feuillets d'information et leurs échantillons ? Est-ce vraiment pour les encourager à
allaiter ? Investissent-ils de l'argent dans ces feuillets et ces échantillons pour les inciter à allaiter plus longtemps ? Les fabricants donnent pour argument que, si la mère veut donner un lait industriel, ils veulent que ce soit un lait de leur marque. En se faisant de la concurrence, les fabricants de lait industriel font aussi de la concurrence à l'allaitement. Croiriez-vous ces arguments s'ils vous étaient donnés par un fabricant de cigarettes ?

6. Si la mère donne un lait industriel en même temps que son lait, cela induira des problèmes chez le bébé. Faux ! Tout d'abord, la plupart des mères allaitantes n'auront pas besoin de lait industriel ; si une mère a un problème tel que le don de lait industriel semble nécessaire, le problème pourra en fait souvent être résolu sans utilisation d'un lait industriel. Mais si un tel lait est réellement nécessaire, il peut être donné avec le lait maternel sans aucun problème.

7. Allaiter un bébé à la demande peut lui donner des coliques. Faux !
Il est vrai que le bébé qui a des " coliques " est souvent au sein, et il est vrai qu'il prend souvent beaucoup de poids. Mais les coliques sont le plus souvent dues non au fait que le bébé tète souvent, mais au fait qu'il ne reçoit pas suffisamment de lait de fin de tétée riche en graisses. Typiquement, le bébé tète bien au début, et puis s'endort vite au sein ou tète mais ne boit pas. Après un certain temps, la mère le change de côté, et la même chose se reproduit. Ainsi le bébé qui ne reçoit que le lait relativement pauvre en graisses tétera souvent. Et s'il ne prend que du lait relativement pauvre en graisses, il peut aussi avoir des coliques, beaucoup de gaz, des selles aqueuses et expulsées avec violence, et il pleurera beaucoup. La mère peut rendre les tétées plus efficaces en s'assurant que le bébé est correctement mis au sein. Elle peut aussi comprimer le sein avec la main pour tirer du lait dans la bouche du bébé
quand il commence à dormir au sein, ou à téter sans avaler de lait (voir feuillet n°3 sur les coliques, et n°15 sur la compression du sein).

8. Une mère qui se fait vacciner (contre le tétanos, la rubéole, l'hépatite, etc.) doit arrêter l'allaitement pendant 24 heures (3 jours, 2 semaines…). Faux ! Pourquoi donc cela serait-il vrai ? Il n'y a aucun risque, et cela pourra même présenter des avantages pour le bébé. Une seule exception : lorsque le bébé souffre d'une déficience immunitaire, la
mère ne doit pas recevoir de vaccin contenant un virus vivant (polio oral, rubéole, rougeole etc), même si elle nourrit son bébé au lait industriel.

9. La confusion sein-tétine n'existe pas. Faux !
Un bébé qui aura été nourri au biberon pendant par exemple une ou deux semaines après sa naissance refusera généralement le sein, même si sa mère a une sécrétion lactée abondante. Un bébé qui n'a eu que le sein pendant les 3 à 4 premiers mois refusera probablement de prendre un biberon. Certains bébés préfèrent un sein à l'autre. Les bébés nourris au biberon préfèrent souvent une sorte de tétine à une autre. Bref, il est courant que le bébé manifeste une
préférence en la matière. La seule question est avec quelle rapidité il manifestera cette préférence. Dans certains cas, elle sera nette avec seulement un ou deux biberons. Un bébé qui a des difficultés à prendre le sein peut ne jamais avoir reçu de biberons, mais introduire une tétine en pareil cas améliorera rarement la situation et l'aggravera souvent. Toutefois, beaucoup de mères s'entendent dire que la confusion sein-tétine n'existe pas, et qu'il vaut mieux introduire rapidement les biberons afin que le bébé s'y habitue et les accepte bien.

Feuillet n°14 More and More Breastfeeding Myths. Revisé en janvier 1998 Dr Jack Newman - Pédiatre - Responsable d'une consultation de lactation - Toronto - Canada




 le debut du non allaitement...


Pendant très longtemps, les tentatives de nourrissage des bébés avec d'autres laits animaux se soldaient par leur mort. Néanmoins, de tous temps et dans toutes les cultures aussi, on retrouve une pratique fréquente, celle du recours à une autre femme allaitante. Cela va de la femme africaine vivant en communauté tribale qui peut laisser son enfant à une autre femme, quelques heures ou bien plus selon les necessités, aux femmes occidentales des classes sociales élevées qui laissaient à une nourrice le soin d'allaiter l'enfant, et ce au-moins depuis l'Antiquité.

Avec l'avènement de l'ère industrielle, le recours aux nourrices prit une autre dimension et toucha les femmes de rangs inférieurs qui devaient se séparer de leur enfant pour travailler dans les fabriques. Ce fut le début des nourrices au loin qui accueillaient l'enfant chez elles, parmi de nombreux autres, à des centaines de kilomètres de la mère, l'en privant environ deux années. La mortalité qui découlait de cette pratique (les 2/3 des enfants décèdaient) activa sans doute la recherche dans la mise au point de substituts fiables du lait maternel.

Les progrès apportés par la découverte de l'aseptie et de la pasteurisation permirent enfin de nourrir les bébés avec des laits animaux. Cela incita des hommes comme Henri Nestlé à concevoir et fabriquer en usine des laits en poudre à base de lait de vache, capables de nourrir les bébés, lançant ainsi l'une des plus belles réussites industrielles actuelles.

 

C'est avec le baby-boom qui suivit la seconde guerre mondiale que les substituts du lait maternel prirent une ampleur considérable. Le corps médical avait accepté sans réserve ces laits alors qualifiés de "maternisés" (cette appellation est interdite depuis 1971, ces laits n'étant pas comparables au lait maternel). En effet, ces laits faisaient très bien grossir les enfants et s'adaptaient plus facilement par leur mode d'administration au contexte du milieu hospitalier où les femmes accouchaient dorénavant en masse. Avec ces substituts donnés au biberon, le corps soignant pouvait enfin contrôler les quantités de lait ingérées et faire entrer l'enfant dans les normes toutes neuves mises en place à cette époque avide de tout mesurer. Accouchés à la chaîne, les nouveau-nés étaient souvent séparés de leur mère et plaçés en nurserie où ils recevaient des biberons de substituts. Les mères n'étaient plus entourées du cercle familial qui permettait traditionnellement la transmission des gestes indispensables à un bon démarrage de l'allaitement.

Enfin, les substituts du lait maternel trouvèrent une justification supplémentaire de taille avec les années 70 animées par les mouvements féministes. Cela est plus particulièrement vrai en France où le mouvement féministe a basé ses revendications sur l'égalité totale entre les sexes (les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes sans distinction de sexe). Le maternage des enfants étant ressenti par nos féministes comme une forme d'esclavage moderne, le biberon qui peut être donné par "n'importe qui" a été un objet fondamental de leur libération. Dans d'autres pays européens, le féminisme qui s'est développé a certes cherché à octroyer des droits nouveaux aux femmes, mais sans pour autant nier les différences entre les sexes. Les femmes de ces pays ont aussi voulu protéger leurs droits de mères en demandant "plus de congé maternité" tandis qu'en France la revendication principale a toujours été "plus de places en crèche". Ce féminisme particulier à la France, ainsi que l'ampleur du recours antérieur aux nourrices et la place de deuxième industrie du secteur tenue par une entreprise française, expliquent ensemble que les taux d'allaitement de la France soient aujourd'hui l'un des pires au monde.

Par Aleas - Communauté : Allaiter son enfant
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